IDENTITE
Un ancrage historique de l’agence sur les thématiques de la ville déjà la
AXES DE TRAVAIL
Le prisme du déjà là pour développer nos projets
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Face à la pression foncière, devant la nécessité de penser de nouveau droits à construire mais surtout face à l’urgence de réduire notre impact carbone, l’agence a choisi de se focaliser sur le déjà-là.
Construire sur « la ville déjà là » implique la prise en compte du contexte urbain du projet. L’agence commence tous ses projets par une visite de site et une analyse urbaine qui aboutissent à un diagnostic, point de départ du projet. Cette approche contextuelle se déploie à toutes les échelles, du quartier aux abords du site, de la parcelle aux édifices qui y subsistent.
La production de l’agence s’inscrit dans une logique d’économie circulaire au sens large. Elle réutilise les acquis d’autres projets et s’enracine dans le temps long de la culture architecturale qu’elle réactualise au prisme des enjeux contemporains. Elle travaille avec des fournisseurs locaux et est attentive au réemploi de matériaux présents sur les sites d’études.
L’agence interroge la mutabilité du bâti ; elle axe ses recherches sur la question de la flexibilité, tant en termes de programmation que d’évolutions typologiques.
Les projets développés le seront sur le thème de la frugalité. Simples, fonctionnels et au service de la plus-value d’usage, leur esthétique sera la traduction d’une approche éthique.
Pour mettre en œuvre ces engagements, l’agence organise son travail selon trois axes : l’amélioration de l’existant, l’amélioration du process et l’amélioration énergétique. -
Le travail sur l’existant a toujours existé. Les villes se sont construites sur elles-mêmes en s’appuyant sur leurs réseaux viaires, leurs parcellaires ou leurs édifices. Les colonnes de temples grecs, les immeubles haussmanniens ou les échoppes bordelaises [1] constituent autant d’exemples anciens « d’économie circulaire ». L’agence prolonge et actualise cette pratique.
Partant du postulat que le meilleur bâti est celui que l’on ne détruit pas, REDCAT Architecture travaille sur l’existant pour améliorer l’empreinte carbone de ses bâtiments. Elle utilise les caractéristiques spatiales et les droits à construire de bâtiments antérieurs aux réglementations urbaines du Plan Local d’Urbanisme (PLU). Cette amélioration touche aussi bien la fonctionnalité de l’édifice que sa solidité et sa forme : elle valorise toutes les caractéristiques mémorielles, esthétiques et fonctionnelles tout en adaptant l’édifice aux nouveaux enjeux.[1] Beddiar. K, Cléraux. A, & Chazal. P, Construction hors-site - DfMA, modulaire, BIM : l’industrialisation du bâtiment, Paris, Edition Dunod, 2021.
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Des mutations économiques, sociétales, environnementales et numériques touchent notre métier. Le secteur de la construction est en retard par rapport à l’économie globale et au secteur industriel. Pourtant, une culture de la préfabrication existe en France, qui ne demande qu’à être réactualisée et redéveloppée.
Quand le bâtiment support s’y prête, REDCAT Architecture travaille sur le « process » pour réduire la consommation d’énergie grise de ses chantiers. Via son pôle Recherche & Développement, elle élabore des projets en structure modulaire 3D, des « Pods » (séries d’assemblage de composants techniques), des façades modulaires 2D et des chantiers en « Kitting » (organisation de différentes parties du bâtiment en ensembles pouvant être préfabriqués et assemblés efficacement sur chantier). -
La crise énergétique actuelle appelle à la réduction massive de la consommation. Partant du postulat que « la meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas »[1], il convient d’isoler efficacement les bâtiments, et idéalement, de les rendre autonomes en énergie.
A l’origine de la première expérimentation « EnergieSprong » [2] française et de l’actuelle plus large d’Europe, REDCAT Architecture travaille à l’amélioration énergétique du bâti existant, étendant la réflexion initiale de la maison individuelle au logement collectif, et aux bâtiments universitaires en anticipation du décret tertiaire. [3][1] Victor Jumez, SYMOE
[2] En Néerlandais, « saut Energétique ». Après réhabilitation, le bâtiment produit plus d’énergie qu’il n’en consomme
[3] Expliquer décret tertiaire
ETHIQUE
Démarche de l’agence Redcat Architecture
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Après 15 ans d’exercice et de nombreux projets livrés, l’agence REDCAT Architecture, fondée par Edouard ROBIC, nomme Myrtille ALLARD responsable du pôle conception et Cécile TREZIERES responsable du pôle réalisation et fait le choix d’une croissance ambitieuse et d’une refonte complète de ses outils de travail. Ce retour réflexif a servi de fondement à l’élaboration d’une éthique de l’agence qui touche aussi bien le choix de nos opérations, nos manières de concevoir, nos méthodes de travail et notre organisation.
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Impliquée depuis sa création sur le sujet de la construction sur « la ville déjà là », l’éco-responsabilité de l’agence est militante. Elle utilise tous les outils à sa disposition pour faire bouger les choses : enseignement, tables rondes, conférences, journées portes ouvertes…
L’agence est ancrée dans son territoire. Installée à Lille dans le quartier de Wazemmes, elle met ses compétences au service de personnes extérieures au métier en organisant des portes ouvertes, en participant à des actions locales et en reversant une partie de son CA à des associations vertueuses.
Désireuse de répondre aux enjeux environnementaux actuels en donnant du sens à son travail autour de valeurs communes et partagées, l’agence fait le choix de sélectionner ses projets et l’écosystème dans lequel elle souhaite évoluer. -
Elle s’appuie sur l’équipe actuelle qui constitue un « socle » de complémentarités et de compétences au service d’une approche éthique et écoresponsable. Ce socle est un organisme vivant qui se renforce au gré des formations régulières offertes à chacun dans le cadre de sa spécialisation.
Chaque membre de l’équipe constituant ce socle travaille avec le pôle conception et le pôle réalisation. Le pôle Recherche & Développement est transverse et se nourrit des retours d’expérience sur projets réalisés. La direction et l’administration travaillent en étroite collaboration avec les deux pôles. -
La conception architecturale nécessite du temps et une approche critique permanente. Chaque projet est suivi par un binôme constitué d’un chargé de projet et d’un collaborateur en soutien.
Au démarrage de tout projet, un échange est organisé entre tous les membres de l’équipe. Chacun énonce ses idées et une stratégie est arrêtée pour définir très en amont le concept de travail. Le binôme en charge du projet transcrit immédiatement le choix arrêté sous la forme d’un document synthétique.
Le chargé de projet est le référent privilégié de l’opération. Son collaborateur assistant l’accompagne ponctuellement et avec une implication horaire moindre. Cette organisation logistique n’est pas hiérarchique. Les paroles sont égales et écoutées d’une oreille bienveillante. -
L’agence utilise la comptabilité analytique et croit en son utilisation dans le cadre d’une optimisation de sa productivité. Elle est utilisée par le pôle administratif et par les chefs de pôles pour définir le plan de charge de chacun.
L’agence finalise sa transition BIM (modélisation des données du bâtiment) et généralise les rendus REVIT (Autodesk) sur l’ensemble des phases du projet. Le temps gagné est mis à profit pour les phases amont d’échanges et de workshops avec l’ensemble des collaborateurs.
En contrepoint, l’agence renoue avec la pratique « physique » du métier. Chacun est encouragé à dessiner à la main, à réaliser des maquettes, à nourrir la matériauthèque et la bibliothèque. -
L’agence identifie les affinités et souhaits de spécialisations de chaque collaborateur. Leur diffusion au sein de l’équipe permet à tous de se sentir utile et valorisé.
Les spécialisations font l’objet de formations régulières. De retour de formation, chacun prépare un support de diffusion qu’il présente à l’ensemble de l’équipe lors de réunions de retours d’expérience thématiques organisées régulièrement. Chaque collaborateur met en place des outils relatifs à sa spécialisation et en fait profiter ses pairs en les formant à les employer. -
Partant du postulat qu’un architecte heureux réalise de bons projets, l’agence s’inspire des horaires pratiqués dans les pays nordiques et décide d’un démarrage matinal et d’une pause méridienne réduite pour offrir à ses collaborateurs une vie sociale après leur journée de travail.
Dans une logique d’optimisation de ses horaires de travail, l’agence propose, de partager le repas du midi autour d’un buffet, occasion d’échanges conviviaux et récréatifs.
L’agence revendique le droit de ses collaborateurs à la déconnexion numérique et fait le choix de ne pas répondre aux sollicitations extérieures en dehors des heures de travail. -
Forte de son réseau et consciente des enjeux sociétaux actuels, l’agence élargit son périmètre d’action géographique, en France et à l’international. Ce rayonnement est rendu possible via des associations et participations à des concours d’idées ouverts, qui constituent autant de moyens de défendre nos engagements.
Le rayonnement de l’agence s’oriente également vers la recherche et la formation. Le cycle de conférences sur « La ville déjà là » proposé par l’organisme « Cadre de ville » [1] représente une opportunité de diffuser ses convictions tout en approfondissant leur socle scientifique et théorique. L’agence s’implique auprès du (développer acronyme) WAAO [2] et de l’association (développer acronyme) AMO pour diffuser la culture architecturale auprès d’un large public.
Pour les générations à venir, l’agence s’implique dans l’enseignement auprès des écoles nationales supérieures d’architecture, à Lille et à Paris. Cet engagement est l’occasion de former la relève aux enjeux actuels et futurs d’un métier en pleine mutation : l’économie des ressources, l’adaptation climatique, l’intégration des nouveaux modes de vie, la transformation respectueuse du déjà-là. Au sein de l’agence, l’accueil de stagiaires, en découverte ou à différents niveaux de cursus constitue une autre forme de transmission.[1] Cadre de Ville est une marque de Batiactu Groupe. L’organisme propose une plateforme d’informations, une série de formations pour les professionnels de l’architecture et de la ville.
[2] Expliquer WAAO
CLASSEMENT DES PROJETS
Travail sur l’existant & constructions neuves
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Les axes de réflexion de l’agence sont interconnectés. L’amélioration du process via le travail hors site est au service de l’amélioration énergétique ; l’amélioration de l’existant appelle réglementairement à une amélioration énergétique. Ils touchent, tout ou partie des projets développés à l’agence et ne constituent donc pas un moyen de classement efficace. Aussi, nous avons choisi de classer les projets présentés ci-après selon le glossaire proposé par Pascale Joffroy [1] dans son ouvrage « la réhabilitation des bâtiments ».
La production de l’agence est ainsi organisée en quatre catégories : Reconversion, réhabilitation thermique, réhabilitation hors-site et constructions neuves.[1] Pascale Joffroy, Marianne Fleury, La réhabilitation des bâtiments : conserver, améliorer, restructurer les logements et les équipements, Paris, Le Moniteur, 1999.
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C’est, pour éviter sa désaffectation, le changement de fonction d’un bâtiment. Bernard Reichen et Philippe Robert ont montré le potentiel architectural de ces réutilisations ancestralement pratiquées qui faisaient dire à Auguste Perret que « la destination et la fonction des édifices sont des conditions passagères de l’architecture ».
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C’est l’action d’améliorer un édifice en conservant sa fonction principale. Le terme s’emploie aussi bien pour des modifications légères que pour des restructurations lourdes. Il n’exclut pas l’adjonction d’une partie neuve. Dans le jargon du bâtiment, on dit couramment que la réhabilitation est « sans changements d’usage » ; à tort car toute amélioration change nécessairement l’usage, même modestement.
La réhabilitation s’est aujourd’hui beaucoup diversifiée et l’agence la pratique notamment sous deux formes spécifiques : la réhabilitation thermique d’un bâtiment conservant sa fonction, éventuellement complétée de constructions neuves ; la réhabilitation hors-site, faisant appel aux recherches sur l’amélioration du process. -
Dans la mesure où REDCAT Architecture intervient également sur des sites purgés de leurs constructions, ces parties sont complétées d’un volet présentant des projets de constructions neuves.
L'équipe actuelle est composée de :
Edouard Robic, Cécile Trézières, Myrtille Allard Pendélio, Cédric Monsalve, Valérie Cavigneaux, Marie Brugnon, Tiphaine Persello, Alice Ghestem, Simon Duthoit, Alex Bayaban, Eléa Devos, Ahlem Bilek.
Ils ont contribué à la réussite de REDCAT :
François Caron, Caroline Danquigny, Rose Firouzbakt, Victor Viaux, François Pendélio, Sylvain Auxent, Cédric Gesquiere, Yammine Yammine, Jera Puterle, Julian Guttierez, Perrine Guelton, Clarisse Wattelier, Justin Lesayec, Caroline Lamirand